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Essai Nissan skyline GT-R V6 3.8 480 ch
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piépiéman

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Posted: Mon 2 Jun 2008 - 19:41
Post subject: Essai Nissan skyline GT-R V6 3.8 480 ch
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Nissan nous a permis de faire trois tours de circuit au volant de la turbulente GT-R. Pas un de plus ! Une brève prise en main qui donne un avant-goût du potentiel de la bête, près d’un an avant sa commercialisation. Un seul mot : vivement 2009 !
 
D’abord en passager
 
Estoril au Portugal, un circuit qui a accueilli de nombreux Grand Prix de F1. Casque sur la tête, ceinture bouclée, je m’élance pour trois tours de manège d’une piste détrempée… en compagnie de Dirk Schoysman, émérite pilote belge chargé du développement de cette bombe nippone. Je m’attends à être secoué et pourtant dès les premiers hectomètres, la GT-R égraine les six rapports de la boîte à double embrayage avec une douceur insoupçonnable pour une sportive. Une fois sorti des stands, Dirk écrase franchement la pédale de droite. Les turbos se mettent en route pour permettre au V6 3.8 de lancer la cavalcade : 480 ch à 6.400 tr/mn ! La poussée est franche mais n’a pas la violence de celle d’une Porsche 911 Turbo.
 
Estoril, ça glisse vraiment !
 
Dès la première courbe, l’avant se dérobe doucement avant que Dirk ne rectifie le tir en accélérant à fond. Le train arrière se met alors à glisser progressivement et la GT-R se retrouve en travers. Un schéma qui se reproduit tout au long du circuit, avant que tout rentre dans l’ordre dans la ligne droite. Voilà qui en dit long sur les capacités de cette diablesse ! On rentre aux stands, et c’est enfin le grand moment : je m’installe aux commandes de cette somptueuse livrée rouge à conduite à gauche, une version américaine. Trois tours de pure magie, mais attention la pluie tombe toujours et le pilote instructeur assis à mes côtés veille au grain en cas d’excès d’optimisme. Boîte de vitesse en position “automatique”, le départ se fait sur un filet de gaz.
 
Utilisable tous les jours
 
Les six rapports passent avec une douceur incroyable. Non contente d’être une vraie sportive comme on n’en voit plus, la GT-R est aussi capable de vous assister au quotidien. Bluffant, comme la prise en main étonnamment facile. Bien calé dans de superbes sièges baquet, avec une position de conduite réglable en tous sens, la nippone sait recevoir et l’on ne s’en plaindra pas… même si nous ne sommes pas vraiment venus pour ça. Pour ce premier tour de circuit, nous garderons l’ESP enclenché. La boîte est toujours en position “Drive” et le moniteur vous dicte la bonne trajectoire. A l’issue de cette boucle initiale menée rapidement mais sans excès, la GT-R dévoile un comportement routier très sain, une direction ferme et précise et surtout un freinage diaboliquement efficace.
 
Un deuxième tour plus rapide
 
Pas le temps de souffler que déjà on attaque le deuxième tour. Et en guise de récompense, notre instructeur décale le levier de vitesses vers la gauche : on passe en manuel ! A l’aide des deux palettes situées de part et d’autre du volant, on monte ou l’on descend les rapports qui passent avec une rapidité exceptionnelle. Les 480 ch vous plaquent gentiment le dos au baquet, tandis que les turbos s’emballent en crachant une sonorité peu noble. Mais quelle atmosphère ! L’écran central conçu par Polyphony (les auteurs du jeu Gran Turismo), fourmille d’informations. Mais pas le temps de s’appesantir, c’est le moment de voir ce que cette GT-R a dans le ventre. Ou du moins de tenter ! Désormais maître du passage des vitesses, j’aborde le premier virage. L’avant se dérobe doucement mais je reste serein…
Une super sportive très facile
 
Aidé par mon “copilote”, j’essaye de suivre la trajectoire idéale. L’avant reprend très rapidement de l’adhérence grâce aux quatre roues motrices, même si l’arrière pousse autant qu’il peut. Au bout d’un très court instant, il se dérobe même légèrement avant d’être tout de suite rattrapé par l’ESP. Un peu frustrant mais le meilleur reste à venir. Et oui, quand il n’y a que trois tours “offerts”, on essaye de rentabiliser au mieux le temps au volant. La fin du tour s’enchaîne ainsi assez vite, mais la conduite s’avère toujours aussi impressionnante de facilité. Ultra puissant, le freinage semble aussi très endurant et permet des distances d’arrêt très courtes malgré la patinoire qui file sous nos Bridgestone (255 de large à l’avant, 285 à l’arrière), des gommes spécifiques à la GT-R.
 
Le nirvana du 3ème tour
 
- "Tu veux qu’on passe en position R ?" me lance alors le moniteur.
 
- "Quelle est la différence ?"
 
- "L’ESP retarde son intervention et permet de glisser davantage".
 
Un frisson me parcourt l’échine, et tout de suite, la GT-R vient confirmer les dires de mon copilote : les glissades sont plus importantes et la béquille électronique intervient au dernier moment. Offrant un sentiment à la fois jouissif et très sécurisant. Je décide donc de m’enhardir et avale le 3ème tour à un rythme élevé malgré la pluie qui ne cesse de tomber. Mais comme souvent, c’est au moment où l’on commence vraiment à se servir des 480 ch que survient l’heure de rentrer aux stands. Mon cœur bat vite mais je ne transpire pas... Mais si la GT-R n’est jamais traître, elle n’en laisse pas moins des souvenirs impérissables.
 
Déjà fini (snif)
 
Au total, nous n’aurons passé qu’une dizaine de minutes à son bord. C’est peu, notamment pour s’attarder sur la finition et les places arrière. Mais en même temps bien suffisant pour «se remplir» de sensations rarement atteintes au volant. Mais le meilleur est sans doute à venir : la GT-R ne coûte “que” 75.500 € dans sa version de base. Une fortune dans l’absolu, mais un prix d’ami pour la catégorie, presque la moitié réclamée par Porsche pour sa 911 Turbo (141.813 €) ! Mais pour rester mythique, un modèle doit aussi être rare : sur les 12.000 modèles produits par an, 6 000 resteront ainsi au Japon, 3.000 prendront le chemin des Etats-Unis, tandis que le reste du monde se partagera les 3.000 restantes… enfin surtout les Britanniques (plus de la moitié). L’espoir est donc maigre, mais ne dit-on pas de lui qu’il fait aussi vivre…

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